Enseignement supérieur : une réforme des fondamentaux pour une meilleure éducation
Enseignement supérieur : une réforme des fondamentaux pour une meilleure éducation
On parle souvent des coûts supportés par les ménages pour l’inscription des étudiants dans le cycle supérieur, mais on a tendance à oublier les efforts déployés par les acteurs de l’enseignement supérieur pour maintenir la cadence, surtout dans le contexte inflationniste actuel.
L’enseignement supérieur est une étape cruciale dans la vie des étudiants, où ils acquièrent les compétences et les connaissances nécessaires pour réussir dans leur vie professionnelle. Pour aider les apprenants à réussir, les établissements déploient de nombreux efforts pour offrir un soutien académique, social et financier. Mais est-ce suffisant? «Nous avons mis en place plusieurs bourses d’excellence, mais cela reste insuffisant», estime Zaoudi. «On tente de lancer certaines initiatives à titre personnel, cela fait plus de 10 ans qu’on n’a pas augmenté les prix. On prend en compte justement le contexte actuel, mais même avec ça, on voit que les parents et les familles ont énormément de mal à financer les formations. Il faut voir aussi les autres parties prenantes afin qu’elles puissent collaborer même modestement», ajoute-t-il. En parlant d’inflation, pour Farhat, la réponse est simple. «En 25 ans d’existence, on a augmenté une seule fois le prix de la formation, parce que les étudiants ne paient que 40% du coût, le reste est subventionné par l’État». Il indique par ailleurs que l’un des meilleurs indicateurs pour mesurer le retour sur investissement est le taux d’insertion. «Quand on voit au niveau de son institution que des parents reviennent quelques années plus tard pour inscrire le frère du lauréat, la sœur, le cousin ou le voisin, c’est non seulement de nouveaux ‘’clients’’, mais cela prouve également plus ou moins la réussite de l’établissement», juge-t-il.