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Gratuité de l’université: trois organisations étudiantes contre la « réforme » de l’enseignement supérieur

Trois organisations étudiantes majeures dénoncent le projet de loi 59.24 sur l’enseignement supérieur, qu’elles jugent imposé sans concertation et dangereux pour la gratuité de l’université publique.

La contestation enfle dans les milieux universitaires. Trois des plus grandes organisations étudiantes marocaines ont annoncé leur refus catégorique du projet de loi 59.24 relatif à l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et l’innovation. Dans un communiqué conjoint, elles dénoncent un texte adopté en l’absence de toute approche participative.

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Fin de la liberté associative dans les universités ?

Les signataires — la Coordination nationale des élèves ingénieurs, la Commission nationale des étudiants en médecine du Maroc, médecine dentaire et pharmacie et l’Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM) — affirment suivre « avec une grande inquiétude » le parcours législatif de ce projet de loi, récemment transmis au Conseil de gouvernement. Elles y voient l’absence d’une volonté politique réelle pour réformer l’université marocaine.

Les organisations s’indignent particulièrement de la suppression des articles 71, 72 et 73 de la loi 01.00, qui garantissaient le droit des étudiants à s’organiser au sein de leurs établissements. Une décision jugée contraire à la Constitution, laquelle consacre la liberté d’expression et d’association.

Vers une privatisation déguisée ?

Le calendrier de la réforme est également pointé du doigt : son adoption en pleine période des vacances universitaires « prive les instances élues et les conseils pédagogiques de leur droit légitime d’émettre un avis », soulignent les trois organisations, pointant un processus unilatéral pour un chantier stratégique.

Plus grave encore, selon elles, le texte ouvrirait la voie à une privatisation rampante de l’enseignement supérieur, par des dispositions juridiques ambiguës. Une dérive qui mettrait en péril la gratuité de l’université publique et le principe d’égalité des chances, menaçant des milliers d’étudiants issus de milieux modestes.

Mobilisation annoncée à la rentrée

Les signataires rappellent que les représentations étudiantes sont « un moyen de défendre les droits et d’améliorer la vie universitaire », et non une fin en soi. Elles annoncent être prêtes à lancer des grèves et des actions de protestation dès la rentrée universitaire pour protéger l’université publique.

Enfin, elles exhortent le ministère de l’Enseignement supérieur à ouvrir un dialogue sérieux et responsable afin d’éviter toute tension susceptible de perturber la stabilité des années académiques à venir.

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Mots Clés : Trois organisations | projet de loi 59.24 | enseignement supérieur | contestation universitaire | liberté associative | privatisation | mobilisation | dialogue responsable


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