Un rapport parlementaire, dévoilé ce mardi, offre une analyse approfondie des dysfonctionnements persistants dans les cités universitaires au Maroc. Cette étude a été menée dans le cadre d’une mission exploratoire axée sur les modalités de résidence, s’appuyant sur des visites approfondies de neuf cités universitaires et les témoignages d’étudiants bénéficiant des services universitaires à travers plusieurs villes marocaines.
Le rapport, présenté par El Ayachi Farfar, rapporteur de la mission et membre du parti istiqlalien à la Chambre des représentants, souligne que sa publication fait suite à l’achèvement d’un programme de travail exhaustif. Ce dernier visait à scruter les circonstances et conditions de vie dans les districts universitaires. Il met en évidence des déséquilibres substantiels touchant divers aspects tels que le logement, la restauration, ainsi que d’autres services sociaux et culturels, dont l’impact sur la qualité de la vie estudiantine est significatif.
Les conclusions de la mission, présentées devant la commission permanente « Éducation, Culture et Communication » de la Chambre des représentants, exposent des carences alarmantes. Un manque d’équipements et d’infrastructures, une surpopulation, l’incapacité à répondre à la demande de logements, et des services de restauration jugés insuffisants en quantité et en qualité ont été identifiés. Le rapport met en garde contre des lacunes dans la planification, l’organisation, la transparence, la participation, et souligne des problèmes de formation et d’efficacité administrative. Les aspects de sécurité, de protection, ainsi que les services sociaux et récréatifs sont également signalés comme nécessitant une attention particulière.
La présentation du rapport, en présence du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Abdellatif Miraoui, attire l’attention sur des problèmes spécifiques, tels que le manque de centres de santé adéquats, le faible encadrement médical, et des budgets limités alloués aux cités universitaires. Il met également en lumière la vétusté des équipements et des infrastructures, soulevant des préoccupations quant à la durabilité environnementale.
La communication lacunaire et le manque d’orientation académique sont également soulevés, tout comme les retards dans la modernisation des équipements, l’entretien des installations, et les infrastructures déficientes autour des cités universitaires, affectant la mobilité des étudiants.
Le rapport insiste sur le ressenti des résidents quant à un déficit de transparence et de participation dans les processus décisionnels, renforcé par un manque d’information et de communication. Les lacunes dans la modernisation des équipements et l’entretien des installations, ainsi que le manque d’infrastructures autour des cités universitaires, sont également soulignés, impactant l’accessibilité et la fluidité des déplacements des étudiants.
La mission parlementaire appelle à une révision de la loi régissant l’Office National des Œuvres Universitaires Sociales et Culturelles (ONOUSC), préconisant une réforme globale et urgente des districts universitaires actuels. Elle exhorte également à l’accélération de la création de nouvelles résidences universitaires pour résoudre le problème de surpopulation, tout en soulignant l’importance de construire de nouvelles cités pour améliorer les conditions de vie.
En conclusion, le rapport parlementaire souligne la nécessité pressante d’une action substantielle pour réformer les conditions de vie dans les cités universitaires marocaines. Ces réformes devraient garantir un environnement propice non seulement à l’épanouissement académique mais aussi personnel des étudiants, créant ainsi un cadre favorable à l’excellence universitaire et au développement individuel.
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